Un événement mensuel

Chaque dernier dimanche du mois à partir de 16h30 et jusqu'à minuit, la chaleur et la convivialité si particulière de Cuba, tant appréciée de tous ceux qui y ont un jour goûté, ont rendez-vous à La Peña del Son.

Des concerts

Les meilleurs groupes jouent dans une ambiance qu'ils apprécient : les musiciens donnent le meilleur d'eux-mêmes pour leur plaisir... et le vôtre.

Des cours de danse

Pour tous les niveaux, tous les styles avec les meilleur-e-s professeur-e-s travaillant à Paris. Durant le concert et les DJ sets, ils vous invitent à mettre en pratique ce que vous savez faire, dans une ambiance détendue.

Des conférences

Pour que vous ne dansiez pas idiot, un conférencier spécialiste des musiques cubaines et latines vous livre quelques clés pour comprendre de quoi on parle lors de présentations musicales légères. Venez, vous saurez !

Tous les parfums de la culture cubaine

Expositions, littérature, musique, danse, cuisine, cocktails, jeu de dominos, rencontres, ... : tous les ingrédients sont réunis pour vous faire goûter tous les plaisirs de l'île : la alma cubana.

mercredi 2 avril 2014

Les racines africaines de la salsa cubaine



Le 24 mars 2014, Arte diffusait Les Racines africaines de la salsa cubaine, documentaire (réussi) réalisé en 2013.

D'une des plus prestigieuses formations de salsa, Los Van Van, qui revendique les influences africaines de sa musique, au chanteur Adalberto Álvarez, fervent défenseur d'une culture héritée du vaudou, ce documentaire part à la découverte de la vie quotidienne aux quatre coins de l’île et au-delà des clichés.

Ce voyage cubain commence avec l’une des plus prestigieuses formations de salsa, Los Van Van, qui revendique les influences africaines de sa musique. On part ensuite à la découverte de la santeria, ce fascinant syncrétisme mêlant saints catholiques et divinités du panthéon africain que pratiquent les Cubains. Ainsi à la mi-décembre, des milliers de pèlerins se rendent dans divers sanctuaires pour y vénérer saint Lazare, assimilé aussi au dieu vaudou Babalú Ayé du peuple yorouba. Les fidèles lui sacrifient alors des chèvres et des poules, tout en dansant sur des rythmes légués par les esclaves. Le chanteur Adalberto Álvarez est un fervent héritier de cette culture. Mais les modes de vie évoluent et certains s’inquiètent de la pérennité des anciennes croyances dans ce pays en pleine mutation.

Pour ceux qui l'auraient raté et qui souhaiteraient le voir (ou le revoir), il est maintenant sur YouTube :

lundi 17 mars 2014

Le rythme de la clave


Ces deux morceaux de bois durs qu'on frappe l'un contre l'autre sont devenus la colonne vertébrale de toute la musique latine.
Les formules rythmiques obtenus par cette percussion se nomment aussi clave.
Pour les non-experts en solfège, il n'est pas très facile de comprendre comment cela s'articule avec les temps... mais cette video explique l'affaire très clairement.

Apprenez à repérer la clave, c'est un secret pour danser comme il faut !

Généalogie de la timba


Cette carte datant de 2005 est donc forcément incomplète, mais n'en livre pas moins de riches renseignements sur les groupes qui ont présidé à l'établissement de la timba, nouvelle fureur cubaine apparue au début des années 90.

La page dont elle est issue, en anglais et en espagnol, est ici.

De Cuba à New York (5)


Mangu, né en République Dominicaine et élevé dans le Bronx, revisite en 1998 Calle luna, calle sol, le vieux thème de Willie Colon, en lui injectant une bonne dose de hip hop.

Le barrio y prend une teinte encore plus sombre, avec une musique encore plus dure.

De Cuba à New York (4)


Willie Colon, new-yorkais d'origine portoricaine, enrichit la salsa de thèmes proches de la rue, décrivant la dure réalité du ghetto latino de la mégapole américaine. Sa musique, servie par un trombone très mis en avant et des rythmes carrés, est tendue, musclée, puissante voire violente : l'heure est venue de la salsa dura, qui respire l'odeur des trottoirs des rues mal famées du Spanish Harlem.

De Cuba à New York (3)


La cubaine Celia Cruz, née à La Havane en 1925, fait ses premières armes dans les cabarets. Dans les années 50, sa voix puissante fait les beaux jours de La Sonora Matancera, formation prisée dans toute l'Amérique Latine.
Après la Révolution cubaine de 1959, elle choisit de s'installer aux USA, où elle sera une figure marquante de la salsa new-yorkaise des années 70, dominée par le label Fania.

Quelques mois avant sa mort survenue en 2003, elle diversifie son style en des formes plus modernes, comme en témoigne ce morceau enregistré en 2002.

De Cuba à New York (2)


Chano Pozo, fantastique percussionniste venu de La Havane, débarque à New York au début des années 40. Introduit dans les milieux du jazz par Mario Bauza, il va croiser ses congas avec les plus grands, de Dizzy Gillespie à Charlie Parker, et profondément marquer le latin jazz de son empreinte, riche des rythmes abakua qu'il a appris sur son île natale.

Il meurt assassiné à New York en 1948, sans doute pour une anodine embrouille de came.